Facebook Twitter Flickr RSS

CDEN 12 MARS 2013 Déclaration liminaire

 

logo ardeche

 

Déclaration liminaire au CDEN du 12 mars 2013

 

La FCPE, comme un grand nombre d'experts et d'organisations syndicales de l'éducation, a condamné sans équivoque la semaine de 4 jours. La FCPE a toujours pris position dans l'intérêt de l'enfant. Ce sont ses besoins qui doivent guider l'organisation des rythmes. Et pour cela il faut savoir dépasser l'intérêt des adultes pour se concentrer sur celui de l'enfant. Parce que cette réforme va dans le bon sens, nous n'avons cesser de le rappeler dans notre projet éducatif.

 

Le retour à la semaine de 5 jours nécessite de vastes efforts de réorganisation tant pour l'éducation nationale que pour les collectivités locales, et également pour les parents. Mais ces débats, dans l'opinion, dans les concertations organisées par l'Education Nationale, dans les Conseils d'Ecole, avec les municipalités, au sein de nos associations d'Education Populaire ont été très productifs. En effet, ils ont permis à tous les acteurs de prendre conscience à la fois des problèmes que soulève cette nouvelle réforme, mais aussi des énormes possibilités qu'elle apportera aux enfants : plus de temps à la cantine, des activités périscolaires nombreuses et variées, artistiques, sportives, culturelles, encadrées par les associations de nos communes et des animateurs qualifiés, mais aussi du repos, des moments créatifs et ludiques. C'est au moment de la construction de projets éducatifs territoriaux ambitieux pour nos jeunes et innovants pour nos communes que, nous, adultes , allons nous retrouver.

 

La FCPE profite aussi de ce temps de réflexion pour reformuler plusieurs de ses demandes :


• notre exigence concernant l'aide aux enfants en difficulté. Celle-ci doit être assurée par des personnels formés à la prise en charge de la difficulté scolaire sur le temps scolaire dans le cadre des RASED. La FCPE rappelle qu'elle n'a jamais été demandeuse de l'aide personnalisée : encore plus d'école pour ceux qui en ont déjà trop !


• le travail personnel qui doit être réalisé au sein des établissements, sur le temps scolaire, afin de ne pas rallonger les journées des élèves et offrir à tous les mêmes conditions d'apprentissage. Il s'agit non seulement d'une question de rythme scolaire, mais aussi d'une exigence en matière de justice sociale entre les enfants.
Si nous sommes satisfaits de la fin de la semaine de 4 jours, des éléments de la réforme nous préocuppent :


• La réforme des rythmes scolaires ne doit pas s'appliquer aux écoles privées sous contrat. Le ministre de l'Education nationale l'a dit et le guide pratique de la réforme de son ministère destiné aux municipalités le mentionne explicitement : « Les écoles privées ne seront pas concernées par la décision du maire d'appliquer la réforme à la rentrée 2013 ou à la rentrée 2014 ». Il ne saurait donc être question que ces écoles en retirent un quelconque financement de leurs activités périscolaires par le versement de l'aide prévue par le fonds d'amorçage de la réforme. Un tel versement contreviendrait à la loi Debré qui n'autorise que le financement de la partie enseignement, ce qui exclut les activités complémentaires d'éducation, qui relèvent du « caractère propre » de ces établissements.


• la mise en place des nouveaux rythmes scolaires en 2013 ou en 2014, créera une inégalité sur le territoire entre les élèves ayant cours en 9 demi journées dès 2013 et ceux devant attendre 2014. Il est important que cette réforme puisse être mise en place partout, le plus rapidement possible, dans l'intérêt des enfants


• la réforme des rythmes scolaires hebdomadaires doit s'accompagner d'une diminution du temps scolaire quotidien (5 heures en primaire, 6 heures en collège, 7 heures en lycée) mais aussi d'une refonte de l'année scolaire avec un calendrier alternant 7 semaines de cours et 2 semaines de congés, ainsi qu'une diminution des vacances d'été.


• la place des parents et de la FCPE dans toutes les discussions autour de ce projet et dans toutes les décisions qui impactent la vie des élèves, qui sont aussi nos enfants, Nous voulons y prendre notre place parce que nous soutenons la réussite de la refondation de l'école. Cette refondation devra ressouder le pacte républicain et laïque pour une société plus égalitaire et plus solidaire.


La question des rythmes de nos enfants, c'est aussi l'occasion de pratiquer vraiment la coéducation, avec nos points de vue différents mais complémentaires, pour parler enfin de nos enfants, et de l'avenir.